Septembre 2016. Un inconnu, 27 ans, comorien, vient d’être publié. Il a écrit trois ans plus tôt un roman d’une force bouleversante. Un mouvement, une seule phrase de 300 pages, qui vous  cloue au sol. Les mots d’une adolescente de 17 ans, perdue au beau milieu de l’océan au large de Mayotte, et qui avant de se noyer repense à sa vie, à ce qui l’a amenée jusqu’ici… Ce premier livre, si singulier, si essentiel, si drôle féroce et poétique à la fois, crée l’événement. Plus d’une centaine d’articles en deux mois.

 

Anguille a 17 ans, elle est solaire, pleine d'uppercut, là mais déjà absente, sans attache, insaisissable, d'une liberté si belle, presque effrayante. Dérivant dans l’océan Indien, se sachant condamnée, bientôt noyée, elle n’existe que par ses mots. Alors, elle parle. Oui, elle parle tant qu’elle a encore du souffle. Anguille, si incarnée, devient une langue. Une langue à part, une langue qui dérive volontairement, une langue qui vous attrape puis vous laisse sur le bas à côté, avant de vous reprendre lorsque vous vous y attendez le moins.

 

Ali Zamir. Sa mère est illettrée. Il dit que l’écriture l’a littéralement sauvé. Il veut aujourd’hui donner la parole aux victimes, à ceux qui ne sont que des chiffres dans la mer. Son roman est une histoire de naufragés, bien sûr. D’une traversée impossible entre l’île d’Anjouan et Mayotte. Mais aussi et surtout l’histoire universelle d’une prise de liberté. L’histoire d’une adolescente et de son premier amour, de sa première grossesse, de sa sœur, de son oncle devenu son père, de sa mère disparue, de sa famille qu’elle questionne. Et au centre de toutes ces tensions, sa soif  d’une autre vie. L’histoire d’une prise de parole, directe, sans pudeur, entre envolée poétique, scatologie, urgence, espoir et blessures. Une prise de parole face public, dans un flot puissant dont personne ne peut ressortir indemne.

 

Déborah Lukumuena, césar du meilleur second rôle dans le film Divines, interprétera Anguille, accompagnée de deux musiciens (dont Pierre-Marie Braye-Weppe, compositeur de la compagnie Coup de Poker)

Deux formes du spectacle seront proposées :

 

 - une forme scénographiée avec un dispositif de reflet et d’espaces béant (comment représenter sur le plateau l’immensité de l’océan, le vide sous elle)

- une forme concert (sans scénographie) pour jouer en extérieur ou sur les places de village

On a fort mal dormi

 

D’après le roman

d’Ali Zamir

Adaptation et mise en scène
Guillaume Barbot

CREATION 2019
Spectacle disponible en tournée 2021

«Oh, la terre m’a vomie, la mer m’avale, les cieux m’espèrent, et maintenant que je reprends mes esprits, je ne vois rien, n’entends rien, ne sens rien, mais cela ne pèse pas un grain puisque je ne vaux rien »

D’après le roman de

Ali Zamir – Editons Le Tripode

Mise en scène Guillaume Barbot

Adaptation Guillaume Barbot

Assistanat dramaturgie Patrick Blandin

Lumière Kelig Le Bars

Scénographie Justine Bougerol

Son Nicolas Barillot

Costumes Benjamin Moreau

Regard chorégraphique Bastien Lefèvre

 

AVEC

Déborah Lukumuena

Pierre-Marie Braye-Weppe (musicien)

Yvan Talbot (musicien)

 

Production Compagnie Coup de Poker

Coproduction Théâtre Gérard Philippe - centre dramatique national de Saint-Denis, Théâtre de Chelles, Théâtre de Fresnes

Soutiens Drac Ile de France, CG 77, CG 93 (aide à la résidence), SPEDIDAM 

 

Régie générale et lumière

Mickaël Varaniac-Quard

Régie son Rose Bruneau

Régie plateau Valentin Thuillier

“ Révélation de la rentrée théâtrale ! ”

- France Inter -

 

“ La mise en scène de Guillaume Barbot est réussie. Le jeu et le souffle de Déborah Lukumuena ont su préserver et transmettre la grâce littéraire de cette vie offerte en testament ”

- Monde Afrique -